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sexta-feira, 15 de março de 2019

MOPTI

Há sítios inspiradores. Mopti foi um desses sítios. Em pouco mais de duas horas, fiz algumas das fotografias de que mais gostei. Não necessariamente as melhores, nem sequer boas fotografias, com toda a probabilidade. Longe da dureza urbana de Bamako, e da poluição de Bamako, o que ficou de Mopti foi o rumor das vozes das pessoas, ao longo das ruas. E a mesquita. E os homens sentados ao longo dos muros da mesquita. À espera não se sabe bem de quê. Do sítio onde estou sentado à mesquita de Mopti, mesmo ao lado do Níger, são 2740 quilómetros. Neste preciso momento, é quase perto.

quarta-feira, 23 de janeiro de 2019

HAVERÁ TEMPO...

And indeed there will be time
For the yellow smoke that slides along the street,
Rubbing its back upon the window-panes;
There will be time, there will be time
To prepare a face to meet the faces that you meet;
There will be time to murder and create,
And time for all the works and days of hands
That lift and drop a question on your plate;
Time for you and time for me,
And time yet for a hundred indecisions,
And for a hundred visions and revisions,
Before the taking of a toast and tea.


Um excerto de um poema que não conhecia, The Love Song of J. Alfred Prufrock, de T. S. Eliot. Haverá tempo ou chegará o tempo. Foi isso que me levou à fotografia da entrada do Mausoléu de Sidi Boumedienne, no limite oriental da cidade argelina de Tlemcen.

Não sei se haverá tempo de lá regressar. Mas gostaria de retornar a Tlemcen. A cidade fará parte de um livrinho em preparação.

sexta-feira, 18 de janeiro de 2019

STARDUST MEMORIES Nº 24: ALCÁCER CEGUER

Faz por estes dias 20 anos que fui a caminho de Tânger. A missão não era impossível, mas adivinhava-se difícil. Tratava-se de montar, em oito meses, a exposição que iria acompanhar a Cimeira Luso-Marroquina. O primeiro-ministro António Guterres designara-nos (ao Cláudio e a mim) responsáveis pelo projeto.

Foi um percurso empolgante, no qual foram parceiros de jornada Conceição Amaral, José Alberto Alegria, Francisco Mota Veiga, Pedro Moreira, Jorge Murteira, Luís Campos, João Gabriel Isidoro, Maria da Conceição Lopes, João Soeiro de Carvalho, Ana Maria Rodrigues, Pedro Moreira, Rui Patarrana, Joaquim Romero de Magalhães, entre outros, e falando só na parte lusitana.

Em pano de fundo esteve Alcácer Ceguer. Um sítio inalcançável, para mim. Vários vezes o visitei, sempre com a vaga sensação que o caminho não passaria por ali. É o meu falcão da malta privado.

Na exposição, inaugurada com grande pompa em setembro de 1999, marcaram presença duas peças da antiga catedral da cidade, provenientes das escavações arqueológicas de Charles Redman. Se a janela tem o impacto das coisas que são exóticas por estarem fora de contexto, a lápide funerária é uma peça extraordinária, na qual alguém copiou, sem saber que escrevia, um texto em cursivo. Disseram-me, há dias, que está em paradeiro desconhecido...

terça-feira, 25 de dezembro de 2018

CASBAH DE ARGEL - UMA PROPOSTA DE "REVITALIZAÇÃO"...

Reproduzo mais abaixo, na íntegra, o texto publicado no L'Humanité de 20 de dezembro passado. O ataque ao bairro histórico de Argel é feito à descarada. Em Portugal, bastou a seráfica Cristas para, com beneplácitos municipais, intensificar um processo de gentrificação que transforma as cidades em cenários para usufruto burguês. Se bem se conhecem os antecedentes de luta de Argel, aquilo vai acabar mal. A intervenção francesa é o mais acabado exemplo de neo-colonialismo, com a benção das autoridades locais. Não vai ser nada pacífico. E os da "revitalização" não levarão a deles avante. Felizmente.

Ler - https://www.humanite.fr/casbah-dalger-lettre-ouverte-jean-nouvel-665443



Cher Jean Nouvel,
Le 6 mars 1999, il y a bientôt vingt ans, vous titriez “Boulogne assassine Billancourt” dans les colonnes du Monde; un texte courageux s’indignant avec force de la destruction programmée (et désormais réalisée) du patrimoine historique ouvrier que représentait “le paquebot” de l’Île Seguin dans la proche banlieue de Paris.
Nous débutons cette lettre ouverte en mentionnant ce texte car c’est à la personne qui a écrit celui-ci que nous souhaitons nous adresser. Ce lundi 17 décembre, nous sommes beaucoup à avoir été choqués en apprenant qu’une convention tripartite avait été signée entre la Wilaya d’Alger, la région Île-de-France et vos ateliers afin de, nous dit-on, “revitaliser” la Casbah d’Alger — étymologiquement, “revitaliser” implique redonner de la vie, ce qui nous permet de nous demander si la vie, pourtant vibrante, qui caractérise aujourd’hui les rues sinueuses de ce quartier n’est pas digne d’être considérée comme telle.
La Casbah d’Alger, pour nous, bien avant d’appartenir à l’humanité — celle dont on nous dit qu’elle possède un patrimoine mondial — appartient d’abord à ses habitants, qu’ils possèdent un titre de propriété ou non, ensuite aux Algériens dont la lutte révolutionnaire contre le colonialisme français a régulièrement pris appui sur sa capitale et en particulier, sa Casbah, et enfin aux militants anti-coloniaux de l’Afrique, du Sud Global, mais aussi du Nord, tant la Casbah par son urbanisme et son architecture incarne un symbole puissant des luttes de ceux et celles qui ne peuvent mettre à profit que leur passion et leur environnement face aux forces asymétriques que leur opposent les armées et polices coloniales.
La Casbah, les français l’ont déjà partiellement détruite trois fois. Suivant l’invasion de la Régence d’Alger en 1830, les officiers coloniaux avaient déjà bien compris le danger potentiel de son urbanisme insurrectionnel; ils ont ainsi ordonné la destruction de toute la partie basse de la ville, privant ainsi la Casbah de son accès à la mer. Plus tard, les autorités coloniales y construiront des immeubles haussmanniens, reprenant les tactiques urbanistes contre-insurrectionnelles déjà appliquées à Paris et Marseille. A la fin des années 1930, lorsque les autorités coloniales ont fait “la guerre aux taudis” et ont ainsi détruit le quartier de la Marine. Entre 1956 et 1957, c’est toujours au sein de la Casbah que la fameuse “bataille d’Alger” trouve son paroxysme. Dans la nuit du 10 août 1956, des terroristes français y placent une bombe rue de Thèbes qui détruit plusieurs immeubles et tue 80 habitants. Le 8 octobre 1957, ce sont les parachutistes français qui, après avoir étouffé ce quartier de la ville pendant un an, dynamitent la maison où se sont réfugiés les derniers survivants du FLN à Alger: Hassiba Ben Bouali, Zohra Drif, Ali Ammar dit Ali la Pointe, Petit Omar et Yacef Saâdi. Comme vous l’avez peut-être vue durant votre courte visite, cette maison a été laissée telle quelle ces six dernières décennies afin d’en faire un mémorial, un mémorial sans architecte.
Toute modification de la Casbah qui ne viendrait pas directement de ses habitant·e·s doit ainsi faire preuve d’une connaissance et d’un respect sans faille de son passé et de son présent, bien au delà des instructions que la Wilaya d’Alger puisse elle-même fournir ou comprendre. Des projets qui n’auraient pas à coeur de servir en premier lieu ses habitant·e·s ainsi que le legs historique, politique et culturel de cette ville dans la ville, et qui leur préféreraient des ambitions touristiques ou financières ne sont pas dignes de ce lieu de vie et d’histoire. L’annonce de projets culturels notamment, alors que de nombreuses habitations ne sont pas étanches et que l’évacuation d’eau du quartier constitue aujourd’hui l’un des problèmes majeurs du quartier, nous semble par exemple particulièrement problématique et là encore, déconnectée des préoccupations quotidiennes des habitants. De même, le déblocage d’un budget stupéfiant pour financer cette étude ne peut que contraster avec le peu de moyens criant que le tissu associatif de la Casbah affronte au jour le jour dans ses initiatives.
Aujourd’hui, nous apprenons donc que vous collaborez avec Valérie Pécresse la Présidente de la Région Île-de-France. Devons-nous vous rappeler que les décisions de celle-ci pèsent chaque jour un peu plus sur les résident·e·s précarisé·e·s de la métropole parisienne qui, pour beaucoup, sont des personnes ayant (directement ou par l’intermédiaire de leur histoire familiale) souffert du colonialisme français, en particulier celui-ci qui sévit pendant 132 ans en Algérie? Celle qui, en plus de ses politiques inégalitaires, n’hésite pas à se joindre à une foule islamophobe qui agressent les fidèles musulmans de Clichy lorsque ceux-ci prient dans la rue pour protester contre la transformation de leur salle de prière en bibliothèque par la municipalité (novembre 2017). Celle qui n’hésite pas non-plus à déclarer qu’elle serait favorable à une loi visant à doubler les peines de prisons pour des faits commis dans certains quartiers populaires, au mépris de toute constitutionnalité (octobre 2018). Nous vous laissons apprécier le lien que de telles actions et discours peuvent avoir avec l’histoire coloniale française et sa continuation sous d’autres formes.
La décision qu’a prise la Wilaya d’Alger de “revitaliser” la Casbah, est la sienne, et nous laissons le soin à nos amis en Algérie de combattre celle-ci si ils le pensent nécessaire; là n’est pas notre rôle. Nous, architectes, historiennes, electriciennes, agentes d’entretien, universitaires, artistes, et autres militantes internationaux, pour qui la Casbah continue de représenter l’un des symboles les plus forts d’une architecture révolutionnaire, nous faisons appel à votre conscience politique afin que vous renonciez à ce projet. N’acceptez pas d’être complice d’une quatrième vague de transformation brutale française de la Casbah. Tout architecte se doit d’être complètement responsable des conditions et conséquences politiques des projets qu’iel accepte; toute position qui ferait de lui ou d’elle une simple exécutant·e constituerait une insulte à sa fonction et à sa capacité d’agir. Parfois, cette capacité d’agir politiquement se situe au sein de la conception du projet elle-même; à d’autres moments, elle se trouve plutôt dans le refus ou la renonciation à ce même projet. C’est le cas ici et vous avez ce pouvoir.
Nous vous demandons donc: désistez-vous et recommandez à la Wilaya d’Alger certain·e·s de vos confrères·soeurs algérois·es qui sauront problématiser ce projet de manière à préserver la Casbah et ce que celle-ci signifie, plutôt que de la contrôler, la modifier et la gentrifier.
Nous vous remercions de nous avoir lus et espérons que vous nous avez également entendus.

terça-feira, 2 de outubro de 2018

UM MECENAS, UMA BOLSA LITERÁRIA E UM JACKPOT EM SILVES, NO SÉCULO XI

Relatado pelo poeta Ibn Habus, segundo a obra de al-Marrakushi:

Cheguei um dia a Silves, depois de ter estado três dias sem comer. Perguntei a quem me poderia dirigir naquele local e um habitante indicou-me Ibn al-Milh. Fui então à oficina de um encadernador que, a meu pedido, me deu uma pele muito fina e um tinteiro, e escrevi versos em louvor daquele de quem me tinham dito o nome; fui depois a sua casa. Encontrei-o no vestíbulo e ele respondeu de forma muito graciosa à minha saudação, acolhendo-me da forma mais amável: "suponho, disse-me, que és estrangeiro". Assim é, respondi. "E a que classe de homens pertences?". Sou, respondi, um literato, um poeta, quero dizer, e pus-me a recitar os versos que tinha acabado de escrever. Ouviu-os muito bem, convidou-me a entrar e, fazendo que me servissem de que comer, conversou comigo com uma amabilidade que nunca tinha visto. Quando pedi licença para me ir embora, saiu e voltou a entrar, seguido por dois criados que traziam um cofre, que fez pousar à minha frente. Abriu-o e tirou de dentro 700 dinares almorávidas, que me deu. "Toma o que é teu", disse-me, entregando-me mais uma bolsa contendo 40 meticais, "isto é mais uma prenda minha". Surpreendido com as suas palavras, que eram para mim um verdadeiro enigma, perguntei de onde vinha "o que era meu". "Fica a saber, respondeu, que pus de parte uma das minhas propriedades, cuja receita anual é de 100 dinares, que destino a poetas. Acontece que nenhum me procurou, nos últimos sete anos, devido aos problemas que assolam o território, e foi assim que se acumulou a soma que te é entregue. Quanto aos 40 meticais, são dos meus rendimentos pessoais". Foi assim que entrei em casa dele esfomeado e pobre e saí saciado e rico.

Ibn al-Milh viveu no século XI. Este episódio está narrado na obra Histoire des Almohades, de Abd al-Wahid al-Marrakushi, escrita em 1227 d.C.. Usei a versão de E. Fagnan, publicada em Argel, em 1893.



Poema de Ibn al-Milh, na tradução de António Borges Coelho
(vol. IV de Portugal na Espanha Árabe)

O jardim brinca com o zéfiro
e parece convidado-lo para te atrair
da alba à báquica tertúlia.

Está ébrio do jugo dos seus ternos ramos.
E quando comovedores o cantam os seus pássaros
repete a canção.

Aí não faltam as flores que com seus olhos
parecem erguidas em lugares propícios
para expiarem os amantes.

As flores ressaltam sobre as folhas verdes
como a luz se revela mais brilhante
num fundo de trevas.

quinta-feira, 16 de agosto de 2018

LOULÉ - 2/5

Redundância viária e toponímica.

segunda-feira, 30 de julho de 2018

LOULÉ - 1/5

Dias louletanos. Às tantas, dou com esta placa toponímica, referente ao promotor do carnaval civilizado de Loulé. Quando terá sido? E como terá sido? Fico com a vaga suspeita que "antes" era melhor.



Loulé - Carnaval civilizado


Trinidad and Tobago - Carnaval que não parece lá muito civilizado

quinta-feira, 19 de abril de 2018

DE ALGÉS AO ORGULHO EM ORGULLITO

Ainda tenho uma ideia, já muito vaga e esbatida, da Praça de Touros de Algés. Foi em 1972 ou 1973, pouco antes de ser demolida. Não me recordo do desenho neo-mourisco, mas sim do ar de abandono e de decrepitude. Hoje está lá um parque de estacionamento.

A memória da praça veio por duas razões: a "paisagem" tornou-se familiar nos últimos dias; regressei ao 50 - a mesma carreira que tantas vezes apanhei entre 1981 e 1986... Muito mais importante, a importância da Arte veio ao de cima no espetacular indulto de Orgullito, um touro de Garcigrande lidado por El Juli. Um senhor, que sabe a fundo do que faz. Um homem de Arte.



terça-feira, 3 de abril de 2018

CAMPO MAIOR

Final
O silêncio é a partilha
do furtivo
lume
(José Tolentino de Mendonça)


HORIZONTE ACIMA

A linha do horizonte surgiu, primeiro ao fundo do Campo Grande, depois de sair do 50; mais tarde, ao subir a Madragoa, a caminho do Palácio da Machadinho. O horizonte fica aí.



De Onde é quase o Horizonte


De onde é quase o horizonte 
Sobe uma névoa ligeira 
E afaga o pequeno monte 
Que pára na dianteira. 

E com braços de farrapo 
Quase invisíveis e frios, 
Faz cair seu ser de trapo 
Sobre os contornos macios. 

Um pouco de alto medito 
A névoa só com a ver. 
A vida? Não acredito. 
A crença? Não sei viver. 

Fernando Pessoa - "Cancioneiro"

domingo, 25 de março de 2018

TERRA FORTE


Ontem à tarde, por terras de Serpa. O slogan é muito bom e dá bem ideia da vibração que Serpa tem.

Da Rua dos Lagares à Casa do Cante, na Rua dos Quartéis, é um passinho (uns 150 metros, se tanto). Passei aí o final de tarde, às voltas com o tema da Reconquista. E, pela minha parte, falando de Moura. O magnífico livro de Joaquim Boiça, sobre o papel de Serpa na formação do reino de Portugal teve, em contraponto, uma extraordinária intervenção de Luís Filipe Oliveira. De como a geoplítica foi decisiva nesse processo e de como a luta entre centros de decisão nacionais e estrangeiros foi questão central nessa altura. Ontem como hoje, poderemos dizer.

Tudo isto se passou em Terra Forte.

Ver - http://www.casadocante.pt

segunda-feira, 19 de março de 2018

VIAGEM A AGADEZ OU, TALVEZ, A NOUAKCHOTT


Viagem onírica a dois sítios onde nunca estive. No sábado, falei com uma amiga sobre Nouakchott. Depois, passou por mim Agadez. Mas a cidade que vi era Nouakchott.  De Mértola a Agadez são 2760 kms. De Mértola a Nouakchott são 2320 kms.

De Paul Bowles, que por ali andou:
"Los tuareg, antiguos descendientes de los bereberes de las cabilas de Argelia, no supieron agradecer la "misión civilizadora" de las legiones romanas y dicidieron poner unos 2 mil kms de desierto de por medio (...) Los tuareg retuvieron su dominio del Hoggar, esa inmensa meseta situada en pleno centro del Sahara. Su tradicional odio a los árabes, sin embargo, no parece haber sido lo bastante fuerte como para impedirles islamizarce en parte, aunque no son en absoluto un pueblo completamente musulmán. (...) Aquí son los hombres los que deben ponerse velo día y noche. El velo es de fina gasa negra y se lleva, así lo explican, para proteger el alma. Dado que para ellos aliento y alma son una misma cosa, no es difícil encontrar una razón física, si se desea. El velo conserva la humedad del aliento, es una especie de aire acondicionado que contribuye a mantener lejos a los malos espíritus que de otro modo manifestarían su presencia haciendo sangrar la nariz, cosa nada extraña en esta parte del mundo.
El término "tuareg" es un término de oprobio que significa "almas perdidas", que le dieron sus tradicionales enemigos los árabes. A sí mismos se llaman Imochag, los que son libres. Entre los pueblos de lengua bereber son los únicos que han inventado un sistema para escribir.(...) es un alfabeto realmente fonético, tan bien planificado y lógico como el romano, con veintitrés letras sencillas y trece compuestas."

quinta-feira, 8 de março de 2018

DE GHARDAIA A HAARLEM

Post especialmente dedicado aos amigos que, por vezes, me dizem "as coisas em que tu gastas o tempo...".

Ao procurar ontem imagens do Norte de África, da dupla Lehnert / Landrock, deparei com esta fotografia. Pareceu-me que podia ser Ghardaia, a mesma perspetiva do bilhete postal comprado, em tempos, para adereço do filme "Chegar a casa". Não era, nem podia ser. Bastaria ter pensado dois segundos... Aquele minarete nada tem a ver com os do M'Zab. É de uma cidade marroquina, tunisina ou argelina. De Ghardaia não é.

Voltei ao postal do filme. É uma edição da Mission des Pères Blanches de Ghardaia (M'Zab). Tem um selo de correio que diz République Française - Postes d' Algérie. O selo custou 80 cêntimos e é uma emissão de 1926. O postal foi expedido, de Argel, num dia 30 de dezembro. Está escrito em neerlandês, numa caligrafia rápida. O destinatário morava no nº. 12 de Floresstraat, na cidade de Haarlem.

Lehnert / Landrock por terras do Magrebe

Ghardaia - rues sombres et mystérieuses

12, Floresstraat (Haarlem): a casa da porta azul

quarta-feira, 7 de março de 2018

TUNIS, PELA MANHÃ


MAR DA MANHÃ
Que eu me detenha aqui. E que também eu veja um pouco a natureza.
De um mar da manhã e de um céu sem nuvens
roxas cores brilhantes e margem amarela; tudo
belo e grande iluminado.

Que eu me detenha aqui. E que me engane para ver isto
(vi de verdade isto por um instante quando primeiro me detive);
e não aqui também os meus devaneios,
as minhas recordações, os modelos da volúpia.


Fotografia de Rudolf Franz Lehnert (1878-1948) e Ernst Heinrich Landrock (1878-1966). Tunis, em 1924. Poema de Konstandinos Kavafis (1863-1933), de 1915. Tradução de Joaquim Manuel Magalhães e de Nikos Pratsinis.

sábado, 10 de fevereiro de 2018

COIMBRA

Coimbra, da dupla Raul Ferrão/José Galhardo, foi o tema desta semana do interessante programa de David Ferreira. Muitas versões, em várias línguas (português, espanhol, francês e inglês, se não estou em erro). Começou e acabou com grandes cantores: a abrir o esquecido e injustiçado Alberto Ribeiro, a fechar Caetano Veloso.

Um reparo: uma das versões instrumentais apresentadas não é de Xavier Cugat, mas sim de Perez Prado.

E uma surpresa: David Ferreira não apresentou uma das mais invulgares versões de Coimbra. Dolores Duran, com a sua voz doce e inconfundível, cantando uma versão em esperanto (!), Nigraj Manteloj


segunda-feira, 5 de fevereiro de 2018

REGRESSO À PLACE COLONEL FABIEN

Passara no local há uns bons 15 anos. Desta vez, e apesar daquela chuva miudinha e enervante, decidi fazer o caminho entre a Place Colonel Fabien e o local de encontro, no bar  "Les Buttes Chaumont", a pé. Aproveitei para fazer meia dúzia de fotografias com o telemóvel.

A sede do PCF mudou de nome há anos. Agora é o Espaço Niemeyer. Os militantes passaram a ser aderentes. Como na FNAC, "chers adhérents et clients...". O PCF teve 2,72% nas últimas legislativas e 12 deputados em 577.

O edifício continua bonito, embora haja niemeyers bem melhores, claro. O ar estava soturno naquela tarde. Ou talvez fosse impressão minha.

quinta-feira, 1 de fevereiro de 2018

IMPRESSIONISTAS AQUI AO LADO:BERTHE MORISOT

Num mundo de homens pintores, Berthe Morisot (1841-1895) foi uma das exceções. Estes tons outonais são do Bois de Boulogne e são de uma aguarela, pintada em 1888.

Final de série (como se dizia nos bailes) impressionista.


Lesbos

Mère des jeux latins et des voluptés grecques,
Lesbos, où les baisers, languissants ou joyeux,
Chauds comme les soleils, frais comme les pastèques,
Font l'ornement des nuits et des jours glorieux,
Mère des jeux latins et des voluptés grecques,

Lesbos, où les baisers sont comme les cascades
Qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fonds
Et courent , sanglotant et gloussant par saccades,
Orageux et secrets, fourmillants et profonds ;
Lesbos, où les baisers sont comme les cascades !

Lesbos, où les Phrynés l'une l'autre s'attirent,
Où jamais un soupir ne resta sans écho,
A l'égal de Paphos les étoiles t'admirent,
Et Vénus à bon droit peut jalouser Sapho !
Lesbos, où les Phrynés l'une l'autre s'attirent,

Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,
Qui font qu'à leurs miroirs, stérile volupté !
Les filles aux yeux creux, de leur corps amoureuses,
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité ;
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses,

Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère ;
Tu tires ton pardon de l'excès des baisers,
Reine du doux empire, aimable et noble terre,
Et des raffinements toujours inépuisés.
Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère.

Tu tires ton pardon de l'éternel martyre,
Infligé sans relâche aux coeurs ambitieux,
Qu'attire loin de nous le radieux sourire
Entrevu vaguement au bord des autres cieux !
Tu tires ton pardon de l'éternel martyre !

Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge
Et condamner ton front pâli dans les travaux,
Si ses balances d'or n'ont pesé le déluge
De larmes qu'à la mer ont versé tes ruisseaux ?
Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge ?

Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste ?
Vierges au coeur sublime, honneur de l'Archipel,
Votre religion comme une autre est auguste,
Et l'amour se rira de l'Enfer et du Ciel !
Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste ?

Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre
Pour chanter le secret de ses vierges en fleurs,
Et je fus dès l'enfance admis au noir mystère
Des rires effrénés mêlés aux sombres pleurs ;
Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre.

Et depuis lors je veille au sommet de Leucate,
Comme une sentinelle à l'oeil perçant et sûr,
Qui guette nuit et jour brick, tartane ou frégate,
Dont les formes au loin frissonnent dans l'azur ;
Et depuis lors je veille au sommet de Leucate,

Pour savoir si la mer est indulgente et bonne,
Et parmi les sanglots dont le roc retentit
Un soir ramènera vers Lesbos, qui pardonne,
Le cadavre adoré de Sapho qui partit
Pour savoir si la mer est indulgente et bonne !

De la mâle Sapho, l'amante et le poète,
Plus belle que Vénus par ses mornes pâleurs !
- L'oeil d'azur est vaincu par l'oeil noir que tachète
Le cercle ténébreux tracé par les douleurs
De la mâle Sapho, l'amante et le poète !

- Plus belle que Vénus se dressant sur le monde
Et versant les trésors de sa sérénité
Et le rayonnement de sa jeunesse blonde
Sur le vieil Océan de sa fille enchanté ;
Plus belle que Vénus se dressant sur le monde !

- De Sapho qui mourut le jour de son blasphème,
Quand, insultant le rite et le culte inventé,
Elle fit son beau corps la pâture suprême
D'un brutal dont l'orgueil punit l'impiété
De celle qui mourut le jour de son blasphème.

Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente,
Et, malgré les honneurs que lui rend l'univers,
S'enivre chaque nuit du cri de la tourmente
Que poussent vers les cieux ses rivages déserts.
Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente !

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

quarta-feira, 31 de janeiro de 2018

IMPRESSIONISTAS AQUI AO LADO: PIERRE-AUGUSTE RENOIR

Patinava-se assim no Bois de Boulogne, em 1868. Pierre-Auguste Renoir (1841–1919) era então um muito jovem pintor. O talento já era mais que visível.

Do Bois de Boulogne à Rua Boileau são 700 metros.

 

L'ennemi

Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

- Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

terça-feira, 30 de janeiro de 2018

IMPRESSIONISTAS AQUI AO LADO: ALFRED SISLEY

Alfred Sisley (1839–1899) viu assim La Seine au point du jour, em 1877.

Até à Rue Boileau são 1400 metros. 


 Le crépuscule du matin

La diane chantait dans les cours des casernes,
Et le vent du matin soufflait sur les lanternes.

C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants
Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ;
Où, comme un oeil sanglant qui palpite et qui bouge,
La lampe sur le jour fait une tache rouge ;
Où l'âme, sous le poids du corps revêche et lourd,
Imite les combats de la lampe et du jour.
Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient,
Et l'homme est las d'écrire et la femme d'aimer.

Les maisons çà et là commençaient à fumer.
Les femmes de plaisir, la paupière livide,
Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ;
Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,
Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.
C'était l'heure où parmi le froid et la lésine
S'aggravent les douleurs des femmes en gésine ;
Comme un sanglot coupé par un sang écumeux
Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux ;
Une mer de brouillards baignait les édifices,
Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux.

L'aurore grelottante en robe rose et verte
S'avançait lentement sur la Seine déserte,
Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
Empoignait ses outils, vieillard laborieux.

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

segunda-feira, 29 de janeiro de 2018

TIGELADAS EM LA TOUR-MAUBOURG

Pode lá um português ir a Portugal sem vir com um cabaz de coisas... Foi o mais inesperado dos encontros, esta tarde na delegação da Fundação Gulbenkian. Era o aniversário de uma das funcionárias e havia tigeladas de Abrantes. O que me pareceu muito bem, porque eram excelentes, e porque o senhor António fez questão de dizer que as de Abrantes "é que são". O que é verdade!

Longa visita a um dos símbolos de Portugal fora de portas. Obrigado à Filipa Medeiros. Parabéns a ela e à sua equipa. Sítios assim são insubstituíveis:

https://gulbenkian.pt/paris/